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Taux crédit immobilier 2026 par durée (15, 20, 25 ans)

Hervé Voirin20 min de lecture

Dernière mise à jour :

Hervé Voirin

15 ans en immobilier neuf (défiscalisation) · Conseiller en Gestion de Patrimoine certifié niveau II (Juriscampus, 2017) · ~300 foyers accompagnés

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Taux moyens de crédit immobilier 2026 par durée (15, 20 et 25 ans)

Taux crédit immobilier 2026 : les taux moyens à jour (15, 20, 25 ans)

Au dernier relevé officiel disponible, juillet 2026, le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat hors renégociations s'établit à 3,30 %, après 3,27 % en juin et 3,21 % en mai. Léger rebond depuis le point bas de mai, neuf points de base en deux mois : rien d'une flambée. Mais avant de conclure que c'est « trop cher », gardez un truc en tête : ce taux-là n'est pas forcément celui de votre projet. Source : Banque de France, relevé publié le 7 septembre 2026.

En bref

  • Taux moyen, dernier relevé officiel disponible (Banque de France, juillet 2026, publié le 7 septembre 2026) : 3,30 % sur les crédits nouveaux à l'habitat hors renégociations, toutes durées confondues, après 3,27 % en juin et 3,21 % en mai.
  • Pas de série publique par durée : sur 15 ans on emprunte moins cher que sur 25 ans, mais aucune statistique officielle ne chiffre cet écart mois par mois.
  • Taux d'usure en vigueur (3e trimestre 2026) : 4,07 % en dessous de 10 ans, 4,57 % de 10 à moins de 20 ans, 5,29 % à 20 ans et plus.
  • Capacité d'emprunt : endettement plafonné à 35 % des revenus nets, ADI comprise, durée maximale 25 ans (27 ans en VEFA). Cadre HCSF.
  • Le PTZ change la donne : le taux affiché par la banque n'est pas le taux réel de votre projet.
  • Sources : Banque de France, HCSF, SGFGAS, BCE.

Le point du mois : où en sont les taux

Mise à jour du 8 septembre 2026. Dernier relevé officiel disponible et repris ici : juillet 2026, publié le 7 septembre 2026 (Banque de France, crédits nouveaux à l'habitat hors renégociations). Ce bloc est le seul qui bouge : il est remplacé à chaque nouveau relevé.

RelevéTaux moyen des crédits nouveaux à l'habitat (toutes durées)
Janvier 20263,17 %
Février 20263,23 %
Mars 20263,22 %
Avril 20263,22 %
Mai 20263,21 %
Juin 20263,27 %
Juillet 20263,30 %

Source : Banque de France, relevé de juillet 2026, publié le 7 septembre 2026.

Lisez la série honnêtement : le point bas est en mai, à 3,21 %, puis le taux reprend neuf points de base en deux mois pour finir à 3,30 % en juillet. C'est un rebond léger, pas un retournement de marché — et ça reste très loin des niveaux de 2023.

Ce sont des moyennes de marché, toutes durées et tous profils mélangés : personne n'emprunte « au taux moyen ». Autre repère officiel, utile pour se situer : la durée initiale moyenne des nouveaux prêts à l'habitat pour l'acquisition d'une résidence principale est de 23 ans et 4 mois, et de 23 ans et 10 mois pour les primo-accédants (Banque de France). Les emprunteurs allongent pour tenir la mensualité.

Ce que ce chiffre recouvre, et ce qu'il ne dit pas

La Banque de France publie chaque mois le taux moyen des crédits nouveaux à l'habitat, hors renégociations, toutes durées confondues. C'est la seule statistique publique de référence sur le sujet, et c'est la seule que vous trouverez ici. Elle ne descend pas au détail 15, 20 ou 25 ans : les barèmes par durée qui circulent viennent d'observatoires privés, on ne les reprend pas. Retenez l'ordre, il ne bouge pas : plus la durée est courte, plus le taux est bas. Et rappelez-vous que c'est une moyenne — le vôtre dépendra de votre apport, de vos revenus et de votre banque.

D'où viennent les taux d'aujourd'hui

2023, le choc : les taux ont culminé autour de 4,5 % sur 25 ans, le marché s'est figé. 2024, la détente, dans le sillage de l'assouplissement de la Banque centrale européenne. Sur ces deux années, un ordre de grandeur et pas un chiffre au dixième : il n'existe pas de série mensuelle publique pour les vérifier point par point, et je préfère le dire que servir une fausse précision.

Depuis 2025, le plateau. Là, on a de la donnée officielle, datée, mois par mois, sur les crédits nouveaux à l'habitat hors renégociations :

RelevéTaux moyen (Banque de France)
Janvier 20253,32 %
Novembre 20253,10 %
Décembre 20253,08 %
Janvier 20263,17 %
Février 20263,23 %
Mars 20263,22 %
Avril 20263,22 %
Mai 20263,21 %
Juin 20263,27 %
Juillet 20263,30 %

De décembre 2024 (3,30 %) à décembre 2025 (3,08 %), le taux moyen a reculé d'environ 22 points de base, pour toucher son point bas en décembre à 3,08 % (Banque de France). Il n'existe pas de moyenne annuelle officielle : la Banque de France publie un relevé par mois, pas un chiffre d'année. Depuis, le mouvement s'est inversé sans s'emballer : de 3,08 % en décembre 2025 à 3,30 % en juillet 2026, avec un creux à 3,21 % en mai. Ce que ça veut dire pour vous : un ménage recalé par sa banque au niveau haut de 2023-2024 peut passer aujourd'hui.

L'avis d'Hervé : "Les grandes théories sur les taux, tout le monde en a. Moi, ce qui m'intéresse, c'est votre mensualité réelle. Un dixième de point en plus, ça ne casse pas un projet. Ce qui casse un projet, c'est de rester locataire en attendant le taux parfait qui n'arrive jamais."

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C'est le chiffre qui décide si votre dossier passe, et presque personne ne le connaît. Le taux d'usure, c'est le maximum légal qu'une banque a le droit de pratiquer. Pas sur le taux nominal : sur le TAEG, assurance emprunteur, frais de dossier et garantie compris. La Banque de France le publie chaque trimestre au Journal officiel, sur la moyenne des TAEG du trimestre précédent majorée d'un tiers.

Durée du prêt à taux fixeTaux d'usure, 3e trimestre 2026
Moins de 10 ans4,07 %
De 10 à moins de 20 ans4,57 %
20 ans et plus5,29 %

Ces plafonds s'appliquent depuis le 1er juillet 2026 (avis publié le 26 juin 2026). Repères des trimestres précédents sur les prêts de 20 ans et plus : 5,13 % au 1er trimestre 2026, 5,19 % au 2e. Source : Banque de France.

Avec des barèmes autour de 3,2-3,3 %, la marge paraît énorme, et elle l'est pour la plupart des dossiers. Mais le taux d'usure se compare au TAEG, pas au taux nominal : ajoutez une assurance chère (âge, métier à risque, antécédent de santé), des frais de dossier, une garantie, et l'écart fond. C'est là que des primo-accédants se font recaler alors que le taux affiché semblait confortable. Le levier : changer d'assurance, ce que la loi Lemoine autorise à tout moment et sans frais.

Quelle capacité d'emprunt avec ces taux ?

Le taux, c'est un chiffre sur une plaquette. Votre capacité d'emprunt, c'est ce qui décide si vous signez chez le notaire ou si vous re-signez un bail. Cadre HCSF : 35 % d'endettement maximum, assurance comprise, et 25 ans de durée maximale (27 ans en VEFA avec différé de démarrage). Point souvent oublié : l'ADI porte sur la totalité du capital emprunté, prêt à taux zéro inclus, et elle entre dans le calcul des 35 %.

Un cas concret : couple à 4 200 € nets

Couple primo-accédant, 4 200 € nets par mois, zéro crédit en cours : mensualité maximale de 1 470 €.

DuréeTaux retenuMensualité maxCapacité d'emprunt
20 ans3,25 %1 470 €environ 259 000 €
25 ans3,32 %1 470 €environ 299 000 €

Taux retenus dans la zone du dernier relevé officiel (3,30 % en juillet 2026) : le 20 ans juste en dessous, le 25 ans juste au-dessus. Aucune hypothèse de baisse, pour ne pas gonfler la capacité affichée.

Une précision que la plupart des simulateurs oublient : ces montants sont calculés hors assurance, alors que les 35 % du HCSF s'entendent ADI comprise. Avec une assurance à 0,33 %, comptez plutôt 247 000 € sur 20 ans et 283 000 € sur 25 ans.

Le même couple sur 25 ans, avec un taux inférieur de 20 points de base (3,11 %) : la capacité frôlait 306 000 €. Ces 20 points de base coûtent environ 7 000 € de pouvoir d'achat, environ 6 200 € assurance comprise.

Ce qu'un point de taux fait à votre budget

Autre couple, 4 300 € nets par mois, sur 20 ans, mensualité de 1 501 € assurance comprise :

TauxCapacité d'emprunt sur 20 ans
2,00 %environ 281 000 €
3,27 %environ 251 000 €
4,50 % (niveau haut de 2023-2024)environ 227 000 €

Entre un taux à 2,00 % et un taux à 4,50 %, ce couple perd environ 54 000 € de capacité ; la détente des dernières années lui en a restitué une bonne partie. Dans l'autre sens : +0,40 point, pour un couple qui rembourse 1 750 € par mois sur 25 ans, c'est environ 15 000 € de capacité en moins. C'est réel, ce n'est pas un mur. Pour un chiffre calé sur votre situation, le simulateur de capacité d'emprunt ou le test d'éligibilité.

Taux et PTZ : le taux réel de votre projet

Le taux affiché par votre banque n'est pas le taux réel de votre opération si vous avez un prêt à taux zéro : le PTZ se rembourse à 0 %, donc le taux moyen pondéré de l'opération dégringole. Presque personne ne vous l'explique.

Opération de 250 000 €, financée par 80 000 € de PTZ à 0 % et 170 000 € de prêt classique à 3,30 % : le taux affiché reste 3,30 %, le taux moyen pondéré de l'opération tombe à 2,24 %, environ 1,06 point de moins. C'est un taux d'opération, pas un TAEG.

Acheter à 250 000 € avec et sans PTZ

Couple avec un enfant, 45 600 € de revenu fiscal de référence, appartement neuf à 250 000 € en zone B1, prêt bancaire à 3,27 % sur 20 ans (le niveau du relevé de juin 2026, juste sous le dernier relevé de juillet). Le montant du PTZ sort du moteur officiel, pas d'une estimation maison : tranche 2, quotité 40 % sur un plafond d'opération de 243 000 €, soit 97 200 € à 0 %, différé de 8 ans puis remboursement sur 12 ans (décret n° 2025-299 du 29 mars 2025, Légifrance).

Sans PTZAvec PTZ
Prêt bancaire250 000 € à 3,27 % sur 20 ans152 800 € à 3,27 % sur 20 ans
PTZ97 200 € à 0 %, différé 8 ans
Mensualité constanteenviron 1 421 €environ 1 220 €
Intérêts payésenviron 90 900 €environ 42 700 €

Environ 200 € de moins par mois et environ 48 200 € d'intérêts économisés. La banque lisse le PTZ avec le prêt classique : vous payez une mensualité constante du premier au dernier mois. Le différé de 8 ans est un mécanisme comptable interne, absorbé par le lissage — pas de « pendant le différé » puis « après le différé », dans la vraie vie vous ne voyez jamais ces deux phases. Le guide du lissage PTZ détaille le mécanisme, le simulateur de lissage le fait tourner sur vos chiffres.

Un point de vigilance : le PTZ ne peut pas dépasser le montant des autres prêts de plus de deux ans qui financent l'opération (art. L. 31-10-8 du Code de la construction et de l'habitation). Ici la borne ne mord pas ; sur un dossier à très fort apport, elle peut sérieusement raboter le PTZ.

Ce que le taux du prêt complémentaire change vraiment

Autre montage pour isoler l'effet du taux : achat à 200 000 € en zone B1, PTZ de 80 000 €, prêt complémentaire de 120 000 € sur 25 ans.

Taux du prêt complémentaireMensualitéIntérêts sur la durée
3,10 %575 €52 594 €
3,35 %591 €57 341 €
4,35 % (niveau haut de 2023-2024)657 €77 047 €

Par rapport à un prêt à 4,35 %, emprunter à 3,10 % fait économiser environ 24 450 € d'intérêts sur ce seul prêt, environ 19 700 € à 3,35 %.

La mensualité lissée, comparée à un loyer

Sur le même montage, la mensualité constante que vous payez réellement :

Taux du prêt complémentaireMensualité lisséeSans PTZ (200 000 € sur 25 ans)Économie mensuelle
3,10 %environ 825 €environ 959 €134 €
3,35 %environ 839 €environ 985 €146 €
3,50 %environ 848 €environ 1 001 €153 €

Regardez la dernière colonne : l'économie apportée par le PTZ grandit quand le taux monte. C'est l'inverse de ce qu'on entend partout.

Comparons à un loyer. Un T3 d'environ 65 m² se loue autour de 700 à 800 € par mois à Brest ou à Clermont-Ferrand, toutes deux en zone B1 (carte des loyers ANIL). Avec une mensualité lissée de 825 à 848 €, vous êtes dans la fourchette de votre loyer, sauf que chaque euro rembourse votre bien. À Grenoble, le calcul diffère : la ville est classée en zone A au zonage ABC en vigueur. Pour chiffrer ce que l'attente coûte, le calculateur de loyers perdus.

L'avis d'Hervé : "On me sort un taux de marché, et on en conclut que c'est trop cher. Sauf qu'avec un prêt à taux zéro dans le montage, le taux réel de l'opération n'a plus rien à voir. Un loyer, une mensualité réelle, la différence. C'est tout."

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Le PTZ encaisse les variations de taux à votre place

Couple avec un enfant, 45 000 € de revenus annuels, zone B1, primo-accédants. Deux hypothèses pour le prêt complémentaire : 3,10 % et 3,30 %, soit vingt points de base d'écart.

Prêt à 3,10 %Prêt à 3,30 %Écart
Capital empruntable (35 % d'endettement)environ 274 000 €environ 268 000 €−6 000 €
PTZ97 200 €97 200 €0 €
Budget totalenviron 371 000 €environ 365 000 €−6 000 €

Vingt points de base amputent le budget de 6 000 € sur 365 000 €. Le PTZ, lui, n'a pas bougé d'un euro. (Capacités calculées hors assurance, comme plus haut : ADI comprise, les deux colonnes baissent d'autant, l'écart ne change pas.)

Autre façon de le voir. Sur un emprunt de 200 000 € sur 20 ans, +0,07 point représente environ 1 700 € de coût supplémentaire, une mensualité et demie (c'est notre calcul, pas une statistique d'observatoire). En face, un PTZ de 100 000 € à 0 % fait économiser entre 44 000 et 48 000 € d'intérêts sur 25 ans selon le taux du prêt complémentaire. En ordre de grandeur, le PTZ absorbe l'équivalent d'environ 26 hausses de cette ampleur.

Ce n'est pas un dispositif confidentiel : 72 906 PTZ ont été émis en 2025, en progression de 64 % sur un an (SGFGAS, bilan de production annuel publié en juin 2026). Le test d'éligibilité vous dit en deux minutes si vous en faites partie.

5 conseils pour obtenir le meilleur taux

Les taux du marché, vous ne les changerez pas. Votre dossier, si.

1. Soignez l'apport. Les banques réservent leurs meilleures conditions aux dossiers qui apportent une part significative du prix — et beaucoup traitent le PTZ comme un quasi-apport.

2. Stabilisez l'emploi. Un CDI hors période d'essai reste le graal. En CDD ou en indépendant, les banques regardent l'ancienneté et la régularité des revenus.

3. Nettoyez vos comptes. Pas de découvert sur les trois derniers mois, pas de crédit conso en cours. Les banques épluchent les relevés.

4. Comparez. L'écart entre la banque la moins chère et la plus chère peut dépasser 0,5 point. Sur 200 000 € à 20 ans, c'est plus de 12 000 € de différence, même dossier, même jour.

5. Cumulez les aides. Le prêt Accession Action Logement va jusqu'à 30 000 € par ménage et par projet, au taux fixe de 1 % en vigueur au 1er août 2026, dans la limite de 40 % du coût total de l'opération (sauf accession sociale sécurisée, bail réel solidaire et vente HLM) — directive Action Logement Groupe PP_ACC_2_DIR du 9 octobre 2025. S'y ajoutent le prêt d'accession sociale, le plan épargne logement, l'exonération temporaire de taxe foncière et les frais de notaire réduits dans le neuf. Selon nos simulations, le cumul représente couramment 80 000 à 117 000 € sur un projet : un ordre de grandeur qui dépend du profil, pas une promesse. Le guide des aides à l'accession détaille les combinaisons.

Ce qui pousse les taux

La Banque centrale européenne. Depuis le 17 juin 2026, ses trois taux directeurs sont à 2,25 % (facilité de dépôt), 2,40 % (refinancement) et 2,65 % (prêt marginal). Repère précédent : 2,00 %, 2,15 % et 2,40 %, du 11 juin 2025 au 16 juin 2026 (BCE).

Les taux longs français. L'OAT 10 ans, référence du coût de refinancement des banques, a atteint fin mars 2026 son plus haut niveau depuis 2009 avant de refluer. Pas de valeur au centième ici : les relevés qui circulent sur cet épisode ne concordent pas entre eux et je n'ai pas pu les recouper à la source. Tant que les taux souverains ne se détendent pas, les barèmes n'ont aucune raison structurelle de baisser.

Deux repères datés du printemps 2026, à ranger dans l'histoire et pas dans l'actualité : le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, évoquait alors une remontée des taux directeurs comme « une option » si l'inflation repartait ; et certaines banques ont assoupli leurs barèmes sur quelques durées.

L'avis d'Hervé : "Votre banquier ne va pas vous appeler pour vous dire que vous êtes éligible au PTZ. Un prêt à 0 %, ça ne rapporte rien à la banque. C'est à vous d'aller le chercher, ou de passer par quelqu'un qui le fait pour vous. Sinon vous allez continuer à raisonner en taux classique pendant qu'à côté, une enveloppe d'État dort avec votre nom dessus."

Questions fréquentes

Quel est le taux moyen d'un crédit immobilier en 2026 ?

Au dernier relevé officiel disponible, juillet 2026, 3,30 % sur les crédits nouveaux à l'habitat hors renégociations, toutes durées confondues, après 3,27 % en juin et 3,21 % en mai (Banque de France, publié le 7 septembre 2026). Il n'existe pas de statistique publique par durée : le vôtre dépendra de la durée, de votre apport et de votre banque.

Les taux immobiliers vont-ils baisser en 2026 ?

La tendance est à un léger raffermissement : 3,08 % en décembre 2025, 3,17 % en janvier 2026, 3,23 % en février, 3,22 % en mars et en avril, 3,21 % en mai, 3,27 % en juin et 3,30 % en juillet (Banque de France, dernier relevé publié le 7 septembre 2026). Rien d'une flambée, mais la baisse de 2025 a bel et bien marqué une pause, et le point bas de mai a été repris en deux mois. Personne ne sait prédire la suite, ni moi, ni votre banquier. Ce qu'on sait, c'est qu'attendre le taux parfait, c'est signer un loyer de plus chaque mois.

Qu'est-ce que le taux d'usure, et peut-il faire refuser mon dossier ?

C'est le TAEG maximum légal qu'une banque peut pratiquer, publié chaque trimestre par la Banque de France. Depuis le 1er juillet 2026 : 4,07 % en dessous de 10 ans, 4,57 % de 10 à moins de 20 ans, 5,29 % à 20 ans et plus. Il peut recaler un dossier dont le taux nominal semblait confortable, parce qu'il porte sur le TAEG, assurance et frais compris. Une ADI chère suffit à faire franchir le seuil : le premier réflexe est alors de changer d'assurance, ce que la loi Lemoine autorise à tout moment et sans frais.

Combien le PTZ fait-il économiser aux taux de 2026 ?

Sur un achat de 250 000 € en zone B1 par un couple avec un enfant, un PTZ de 97 200 € à 0 % ramène la mensualité constante d'environ 1 421 € à environ 1 220 € et fait économiser environ 48 200 € d'intérêts (montant vérifié au moteur officiel, décret n° 2025-299). Le vôtre dépend de votre zone, de vos revenus et de la taille du foyer : le simulateur PTZ le calcule en deux minutes.

Quelle est la durée maximale d'un prêt immobilier ?

25 ans, portée à 27 ans en VEFA grâce au différé de démarrage. Limite fixée par le HCSF, comme le plafond d'endettement de 35 %, assurance comprise. En pratique, la durée initiale moyenne des nouveaux prêts à l'habitat pour une résidence principale est de 23 ans et 4 mois, et de 23 ans et 10 mois pour les primo-accédants (Banque de France).

Faut-il emprunter sur 15, 20 ou 25 ans ?

Plus la durée est courte, plus le taux est bas : c'est l'ordre du marché, et il ne s'inverse pas — même si aucune statistique publique ne chiffre l'écart mois par mois. Court, ça réduit le coût total mais alourdit la mensualité. Long, ça allège la mensualité et tient l'endettement sous les 35 %, au prix d'un coût total plus élevé. L'arbitrage dépend de votre reste à vivre.

Le taux de la banque est-il le seul chiffre à comparer ?

Non. Le taux nominal ne dit rien du coût réel : regardez le TAEG (assurance, frais de dossier, garantie compris) et, si vous y êtes éligible, l'effet du prêt à taux zéro. Deux dossiers au même taux nominal peuvent avoir un coût réel très différent.

Ressources pour calculer le taux réel de votre projet

Chiffres issus de la Banque de France (crédits nouveaux à l'habitat hors renégociations, durée moyenne des prêts, taux d'usure trimestriels), de la BCE et du SGFGAS. Seul le bloc du mois change à chaque relevé, le reste tient dans la durée.

Combien pouvez-vous emprunter ?

Estimation en 10 secondes, conforme HCSF

2 500 EUR
1 000 EUR10 000 EUR
0 EUR
0 EUR3 000 EUR
Hervé Voirin

Mandataire d'intermédiaire — opérations de banque (MIOBSP) et assurance (MIA), inscrit à l'ORIAS sous le n° 26008261 (mandant Courtier d'Avenir) ; spécialiste immobilier neuf & PTZ — Fondateur Stop Loyer

Fondateur de Stop-Loyer.fr, Hervé Voirin accompagne les familles locataires vers la propriété dans le neuf, le Prêt à Taux Zéro comme levier central. Fort de plus de 15 ans dans l'immobilier neuf — résidence principale comme investissement — et de plus de 300 foyers accompagnés, il a aussi exercé comme courtier IOBSP à la Centrale de Financement, où il a monté des prêts à taux zéro pour des primo-accédants. Aujourd'hui mandataire en courtage de crédit immobilier (MIOBSP) et en assurance (MIA) — inscrit à l'ORIAS sous le n° 26008261 —, il réunit conseil, financement et programmes neufs en un seul interlocuteur, du premier rendez-vous à la remise des clés. Conseiller en Gestion de Patrimoine certifié niveau II (Juriscampus, 2017) et titulaire de la carte professionnelle T, il est aussi fondateur d'Expert IA Entreprise Solutions (Nancy).

Publié le 10 juin 2026 · Mis à jour le 8 septembre 2026

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